Les jeux : transformer sa vision du quotidien pour mieux avancer

Sommaire :
Introduction : Changer notre regard sur la vie 1/ L’importance du « jeu » dans notre équilibre de vie 2/ Reconnaître et éviter les pièges que nous créons 3/ Devenir acteur et non spectateur : la force de l’engagement 4/ Des approches concrètes pour jouer au quotidien Conclusion : Retrouver légèreté et détermination
Introduction : Changer notre regard sur la vie
Changer notre regard sur la vie : Introduction
Nous traversons parfois l’existence avec l’impression de faire face à une lutte permanente. Les aléas du quotidien, les relations personnelles ou professionnelles, la pression sociale et la quête de sens peuvent donner le sentiment d’être entourés d’obstacles incessants. Au fil du temps, certains développent l’idée que « les autres » ou « le monde extérieur » freinent leur avancée. Pourtant, en prenant un recul sincère, on découvre souvent que ces entraves sont bien plus liées à notre état d’esprit et à nos perceptions.
Le concept de considérer la vie comme un « jeu » invite à adopter une posture plus créative et plus légère face aux défis. Vu de l’extérieur, cette idée peut sembler naïve. Néanmoins, il ne s’agit pas de nier les problèmes, mais plutôt d’envisager une approche différente pour les aborder. En effet, en prenant conscience que de nombreux pièges (échecs, blocages, tensions) proviennent de nos propres constructions mentales, nous commençons à entrevoir la possibilité de « désamorcer » ces pièges et de sortir du rôle de victime.
Cette vision, qui se rapproche de démarches comme la psychologie positive ou la « gamification » du développement personnel, apporte une perspective nouvelle : la vie, dans sa dimension globale, pourrait être assimilée à un terrain de jeu offrant plusieurs parties distinctes (objectifs, projets, relations). On peut alors choisir les « jeux » que l’on souhaite expérimenter, tout en acceptant que notre attitude ou notre état d’esprit puisse transformer radicalement la partie en cours.
Dans cet article, vous découvrirez comment adopter cette métaphore pour alléger votre quotidien, vous redonner l’envie de progresser et regagner la maîtrise de votre trajectoire personnelle. Nous explorerons aussi les mécanismes qui nous entraînent dans de faux pièges, puis nous verrons comment s’engager réellement dans les « jeux » qui nous tiennent à cœur. Enfin, nous présenterons quelques idées concrètes pour jouer votre vie au quotidien et cultiver cet élan positif.
1/ L’importance du « jeu » dans notre équilibre de vie
Le jeu comme antidote à la rigidité
Le concept de « jeu » est intimement lié à l’idée de liberté. Quand on joue, on tente librement des stratégies, on expérimente, on rit de ses erreurs, on s’améliore. Les enfants, par exemple, testent sans relâche : ils tombent, se relèvent, recommencent. Cette approche leur permet d’absorber rapidement un grand nombre d’informations et de développer leurs compétences motrices, intellectuelles ou sociales.
En grandissant, la plupart d’entre nous devenons progressivement plus rigides. Nous avons peur de l’échec, nous redoutons le jugement, nous évitons ce qui nous confronte à l’inconfort. Or, jouer c’est s’autoriser à être imparfait, à apprendre en mouvement. Remettre un peu de « jeu » dans sa vie, c’est retrouver une forme d’adaptabilité et d’élan vital.
- La gamification en développement personnel
- La « gamification », initialement popularisée dans l’univers du marketing ou des applications mobiles, consiste à transposer des éléments issus du jeu (points, quêtes, niveaux) dans des environnements réels. Petit à petit, cette démarche s’est étendue au développement personnel.
Prenons un exemple : vous souhaitez atteindre un objectif de remise en forme ou terminer un projet de longue haleine. Au lieu de simplement vous imposer des routines strictes et une discipline éprouvante, vous pouvez imaginer ces tâches comme des « défis » et y introduire un système de récompenses (virtuelles ou réelles). Vous gravissez des « niveaux » et célébrez vos « victoires ». En traitant vos objectifs comme des quêtes ludiques, vous encouragez votre cerveau à rester motivé et vous entretenez un sentiment de plaisir tout au long du parcours.
Cette touche de légèreté permet d’éviter l’ennui, la frustration et la culpabilité parfois associée aux projets de vie. Il est prouvé que le plaisir nourrit l’envie de persévérer. Ainsi, jouer peut être un levier pour augmenter son engagement et franchir des obstacles.
Le pouvoir de la métaphore
Même si la vie ne se résume pas à un jeu, la métaphore aide à prendre du recul. Quand vous considérez une problématique relationnelle, par exemple, comme une partie d’échecs où vous êtes deux joueurs collaborant pour trouver une issue, vous sortez de la posture conflictuelle « contre l’autre ». Vous cherchez plutôt à mettre en place une stratégie d’équilibre ou de gains mutuels.
De même, si vous faites face à un incident de parcours (tel qu’un licenciement ou une difficulté financière), vous pouvez y voir un « changement de mission » ou un « changement de niveau » plutôt qu’un échec figé. Cela ne supprime pas les contraintes réelles, mais cela évite de sombrer dans le sentiment d’être condamné. Vous gardez l’envie d’avancer vers la prochaine étape.
2/ Reconnaître et éviter les pièges que nous créons
Les pièges, un héritage parfois inconscient
Il arrive souvent que l’on se sente pris au piège par les jugements d’autrui ou par des mécanismes de sabotage. Pourtant, en explorant les schémas de pensée accumulés depuis l’enfance, on constate que ces pièges peuvent être alimentés par des croyances personnelles solidement ancrées.
Nous portons un certain nombre de « programmes » hérités, comme la peur d’être rejeté si l’on exprime un désir, la crainte de l’inconnu si l’on tente une reconversion professionnelle ou l’idée qu’il est « mal » de s’amuser quand on est adulte. Ces croyances façonnent la façon dont nous « jouons » notre vie : elles peuvent nous restreindre ou nous conduire à adopter des stratégies défensives qui, au fond, créent davantage de tensions.
Les signaux d’alarme d’un piège mental
Comment savoir si vous êtes tombé dans l’un de vos propres pièges ? Voici quelques indices évocateurs :
Ressentir un blocage émotionnel permanent (culpabilité, rancune, peur lancinante) face à une situation ou une personne précise. Percevoir le monde comme « hostile » de manière globale, sans nuance. Avoir tendance à se raconter sans cesse la même histoire de malchance ou d’échec, comme si la fatalité était inévitable. Ces manifestations sont des signaux qui révèlent parfois que l’on s’est enfermé dans un mode de pensée limitant. L’idée n’est pas de nier la difficulté, mais de se rappeler que nous conservons toujours un certain degré d’influence sur la suite des événements.
Se rendre compte qu’on a la clé
Dès l’instant où l’on identifie un de ces pièges, le premier pas consiste à se souvenir que c’est un piège « interne ». Autrement dit, même si le contexte extérieur est compliqué, notre interprétation joue un rôle déterminant.
Nombre de spécialistes en psychologie insistent sur l’idée que la qualité de nos pensées et croyances agit comme un filtre : deux personnes soumises à la même situation peuvent la vivre de manière complètement opposée, simplement parce qu’elles ne portent pas le même regard.
Ainsi, briser ce cycle implique de reconnaître que, oui, on a soi-même armé ce piège. Loin d’être une culpabilisation, c’est au contraire un retour au pouvoir personnel : si nous nous sommes enfermés, nous pouvons aussi trouver la sortie.
3/ Devenir acteur et non spectateur : la force de l’engagement
Passer du rôle de victime à celui de joueur
Le sentiment de « victimisation » survient quand on a l’impression d’être impuissant, soumis à des facteurs extérieurs inévitables. Or, se considérer comme un joueur, c’est accepter d’avoir un rôle actif, même si la partie est difficile.
S’engager, c’est oser tenter des coups, prendre des décisions, expérimenter. Parfois, on peut perdre une manche. Mais au lieu de s’avouer vaincu, on comprend que le jeu se poursuit : on aura l’occasion de rejouer, d’apprendre de ses erreurs ou de changer de stratégie.
Maintenir le bon équilibre
Jouer ne signifie pas nier les contraintes concrètes de la vie. Il ne s’agit pas de tout tourner en dérision ou de se désengager de ses responsabilités. Au contraire, être un joueur attentif implique :
- De reconnaître quand la situation nécessite une intervention sérieuse (ex. : un problème de santé, un endettement).
- De mesurer les limites du jeu, c’est-à-dire ce qu’on peut ou non modifier à travers notre action et notre état d’esprit.
- En clair, il est essentiel de garder la conscience que la vie comporte des enjeux majeurs et des souffrances réelles. Mais plutôt que de s’y confronter de manière passive et subie, on cherche à déployer une posture active et créative.
S’autoriser la joie et la flexibilité
Devenir acteur de sa vie, c’est aussi redevenir un peu ce jeune enfant qui explore, curieux, le monde autour de lui. Même dans la difficulté, accorder de la place à la joie et à l’exploration. S’accorder un rire, une solution « hors cadre », une alternative inattendue.
La prise de risque, si elle est dosée et réfléchie, est souvent salutaire : c’est dans l’inconnu que l’on peut trouver une issue différente à un problème. Légèreté et responsabilité ne s’opposent pas : on peut très bien être responsable de soi, tout en s’offrant le droit à l’enthousiasme et à la nouveauté.
4/ Des approches concrètes pour jouer au quotidien
Nous voici arrivés au cœur du sujet : comment traduire cette idée de jeu dans la réalité de notre quotidien ? Plusieurs pistes existent, et vous pouvez les ajuster en fonction de votre sensibilité et de vos circonstances personnelles.
Quelques pistes pour intégrer la notion de jeu dans sa vie
- Se fixer des « mini-quêtes » régulières : Plutôt que de viser un énorme objectif, découpez-le en quêtes plus petites. Chaque succès partiel devient alors une victoire célébrée, renforçant votre motivation.
- Designer ses propres « règles du jeu » : S’il y a des tâches que vous rechignez à effectuer (comme le ménage, la révision de cours ou la comptabilité), créez un barème de points ou de jetons que vous accumulez, puis offrez-vous une petite récompense quand vous atteignez un palier.
- Créer des « alliances » ou des « teams » : Rapprochez-vous de personnes partageant vos défis ou votre état d’esprit. Ensemble, vous vous lancez des challenges amusants, vous vous encouragez, et vous tissez un réseau de soutien positif.
- Rendre visible sa progression : Tenez un journal, un tableau de bord ou une application qui rend compte des étapes franchies, un peu à la manière des jeux vidéo. Ce support visuel peut faire toute la différence dans les phases de découragement.
- Observer et réévaluer en continu
Quand on joue à un jeu, on fait naturellement des allers-retours entre l’action et l’observation : on essaie une stratégie, on observe le résultat, on rectifie le tir. Il en va de même pour la vie.
Dans une posture de « joueur », vous vous autorisez à réévaluer régulièrement vos choix. Vous acceptez les essais et les erreurs. L’enjeu est donc de développer une meilleure capacité d’auto-évaluation et de lucidité.
L’humour, vecteur de résilience
Avoir de l’humour vis-à-vis de ses propres péripéties et de ses maladresses aide beaucoup à désamorcer le stress. Par exemple, si vous ratez une présentation au travail, vous pouvez dédramatiser la situation en la considérant comme « une manche perdue » dans un long championnat. L’objectif est de rebondir, d’analyser ce qui n’a pas fonctionné, puis de vous remotiver pour la partie suivante.
Faire la paix avec le jugement des autres
Pour jouer sans crainte, il est important de faire la paix avec l’éventuel regard extérieur. Parfois, nos proches ou des collègues peuvent trouver « infantile » l’idée de « jouer ». Mais souvenez-vous : personne ne peut vraiment juger la façon dont vous décidez de traverser votre existence.
C’est précisément en acceptant votre singularité et en assumant votre envie d’expérimenter que vous gagnez en liberté. Jouer ne signifie pas être inconscient : c’est plutôt mettre en place des dispositifs ludiques afin d’apporter de l’énergie, de la progression, et d’alléger la pression environnante.
Idées pratiques pour relancer l’esprit du jeu
- Instaurer des pauses récréatives : Dans la journée, prenez quelques minutes pour réaliser une courte activité amusante (écouter un titre musical stimulant, résoudre une énigme, faire quelques exercices de respiration en vous imaginant un super-héros).
- Inventer des défis spontanés : Par exemple, au lieu de simplement « faire vos courses », transformez cette sortie en mission chronométrée ou en quête de découverte (trouver un nouvel ingrédient, comparer des prix pour gagner des « points »).
- Exploiter le potentiel créatif : Écrivez une anecdote du quotidien comme si vous racontiez l’histoire d’un personnage héroïque. Faites preuve d’imagination pour changer la tonalité de vos récits habituels.
- Utiliser des applications ludiques : Il existe désormais des applis qui transforment la marche, l’organisation ou la gestion financière en véritable jeu à niveaux. Si vous êtes sensible à ce style de stimulation, ces outils peuvent booster votre implication.
- Faire de la routine un terrain d’entraînement : Plutôt que de la percevoir comme une corvée, voyez la routine comme un ensemble de rituels où vous pouvez améliorer votre « score » chaque jour (temps, qualité, degré de sérénité atteint).
Conclusion : Retrouver légèreté et détermination
En fin de compte, voir la vie comme un jeu revient à adopter une attitude plus souple, plus créative et plus proactive. Bien sûr, il ne s’agit pas de négliger la gravité de certaines circonstances. Les « pièges » qu’on rencontre peuvent être douloureux et la réalité comporte inévitablement sa part de complexité.
Cependant, en reconnaissant que nombre de nos entraves trouvent leur origine dans notre perspective mentale, on s’autorise à sortir du statut de victime pour devenir joueur, voire créateur de nouvelles règles.
Cette approche repose sur l’envie d’explorer, d’expérimenter, d’apprendre de ses erreurs et d’avancer. Le jeu offre à la fois un cadre ludique et un fort potentiel d’évolution. Il nous permet de :
Briser les scénarios trop rigides et libérer notre champ d’action. Renforcer notre résilience en changeant de regard sur l’échec et la difficulté. Apporter plus de plaisir et de spontanéité dans des tâches et responsabilités parfois pesantes. Chaque jour est une nouvelle partie. Vous pouvez choisir les quêtes qui vous animent, réajuster vos stratégies, vous entourer d’alliés de jeu et savourer chaque palier franchi. Il n’y a pas de « victoire définitive » ni de « défaite totale » : tout continue à se transformer.
En réhabilitant votre capacité à jouer, vous vous redonnez l’autorisation d’oser, de rire et de grandir. Alors, qu’attendez-vous pour lancer votre prochaine partie ?
Pour aller plus loin :
- 54 habitudes pour améliorer sa vie quotidienne : https://www.thebboost.fr/54-habitudes-pour-ameliorer-sa-vie-quotidienne/
- La vie comme un jeu vidéo : https://www.apprendre-et-creer.fr/la-vie-comme-un-jeu-video/
- HabitRPG pour vivre sa vie comme dans un jeu : https://www.serious-game.fr/habitrpg-pour-vivre-sa-vie-comme-dans-un-jeu/
- Livre : "La gamification - Comment utiliser les mécaniques du jeu pour..." : https://www.eyrolles.com/Entreprise/Livre/la-gamification-9782416009655/
- Application : Habitica - Organiser sa vie comme un jeu de rôle : https://fr.wikipedia.org/wiki/Habitica
- Formation en ligne : "La gamification dans le domaine de la formation en ligne" : https://itsocial.fr/partenaires/sosafe-partenaire/articles-sosafe/la-gamification-dans-le-domaine-de-la-formation-en-ligne%E2%80%AF-ameliorer-lexperience-dapprentissage/